J'en ai marre de leurs économies de mégots, dit Dieu.
Qu'ils arrêtent de comptabiliser leurs sacrifices et de dresser le bilan des ristournes que je leur dois.
Qu'ils cessent donc de promener leurs mines de croque-mort parce qu'ils font "leur carême".
Je ne leur demande pas de se mortifier, de mourrir, je leur demande de vivre.
Ca vaut bien la peine de leur envoyer mon fils, dit Dieu. Ils n'ont rien compris. Il est la Vie, pas la mort. Il a fait valser l'hypocrisie des pharisiens. Il leur à dit de ne pas déchirer leur vêtement, mais leur coeur. Il leur a dit que faire le carême ce n'est pas se vautrer dans la cendre et prendre des airs tristes et voilà que ça recommence.
Heureusement que je les aime, dit Dieu. Sinon je les enverrais paître. Ils me font marrer avec "leur carême". Ils choisissent toujours des trucs qui les dispensent de devoir changer.
Je veux dire changer jusqu'aux tripes.
Ce que je voudrais, dit Dieu, c'est qu'ils apprennent à vivre comme des hommes.
Je leur ai donné mon coeur, ma sagesse et ma force, et ils ne savent pas quoi en faire. On dirait des gamins ! Ca vaut bien la peine de laisser mourir mon fils.
Ce qui me ferait plaisir, dit Dieu, c'est qu'ils écoutent mon fils, ma parole.
Ils comprendraient que la vie n'est pas si idiote que ça.
Ils verraient que je ne suis pas bizarre, si écrasant, si gendarme comme on leur a appris au catéchisme.
Ce serait formidable si mes enfants pouvaient de nouveau m'appeler "Père" et non pas "Dieu éternel et tout puissant...".
S'ils me rencontrent, s'ils écoutent ma parole, ils comprendront vite le culte que je veux.
Il ne sent ni l'encens, ni la bougie : ça sent la poussière et la transpiration, comme mon fils quand il parcourait la Galilée et la Judée. Ils comprendront que je les envoie vers leurs frères, vers les pauvres surtout.
J'aime bien le carême de partage, dit Dieu, mais je déteste la façon dont beaucoup le font . Sous le prétexte d'aimer les zoulous, on se fiche pas mal des parents, des voisins, du copain malade...
Ce qui me fetrait plaisir, dit Dieu, c'est que durant le carême, tout le monde apprenne à aimer tout le monde.
Je sais, je demande l'impossible et pourtant c'est à cela qu'il faut arriver.
Le jour où tous mes fils et toutes mes filles voudront essayer cela, dit Dieu, ce jour-là sera un vrai carême. Ce n'est pas facile, il faudra qu'ils mordent sur leur chique...
Qu'ils arrêtent de comptabiliser leurs sacrifices et de dresser le bilan des ristournes que je leur dois.
Qu'ils cessent donc de promener leurs mines de croque-mort parce qu'ils font "leur carême".
Je ne leur demande pas de se mortifier, de mourrir, je leur demande de vivre.
Ca vaut bien la peine de leur envoyer mon fils, dit Dieu. Ils n'ont rien compris. Il est la Vie, pas la mort. Il a fait valser l'hypocrisie des pharisiens. Il leur à dit de ne pas déchirer leur vêtement, mais leur coeur. Il leur a dit que faire le carême ce n'est pas se vautrer dans la cendre et prendre des airs tristes et voilà que ça recommence.
Heureusement que je les aime, dit Dieu. Sinon je les enverrais paître. Ils me font marrer avec "leur carême". Ils choisissent toujours des trucs qui les dispensent de devoir changer.
Je veux dire changer jusqu'aux tripes.
Ce que je voudrais, dit Dieu, c'est qu'ils apprennent à vivre comme des hommes.
Je leur ai donné mon coeur, ma sagesse et ma force, et ils ne savent pas quoi en faire. On dirait des gamins ! Ca vaut bien la peine de laisser mourir mon fils.
Ce qui me ferait plaisir, dit Dieu, c'est qu'ils écoutent mon fils, ma parole.
Ils comprendraient que la vie n'est pas si idiote que ça.
Ils verraient que je ne suis pas bizarre, si écrasant, si gendarme comme on leur a appris au catéchisme.
Ce serait formidable si mes enfants pouvaient de nouveau m'appeler "Père" et non pas "Dieu éternel et tout puissant...".
S'ils me rencontrent, s'ils écoutent ma parole, ils comprendront vite le culte que je veux.
Il ne sent ni l'encens, ni la bougie : ça sent la poussière et la transpiration, comme mon fils quand il parcourait la Galilée et la Judée. Ils comprendront que je les envoie vers leurs frères, vers les pauvres surtout.
J'aime bien le carême de partage, dit Dieu, mais je déteste la façon dont beaucoup le font . Sous le prétexte d'aimer les zoulous, on se fiche pas mal des parents, des voisins, du copain malade...
Ce qui me fetrait plaisir, dit Dieu, c'est que durant le carême, tout le monde apprenne à aimer tout le monde.
Je sais, je demande l'impossible et pourtant c'est à cela qu'il faut arriver.
Le jour où tous mes fils et toutes mes filles voudront essayer cela, dit Dieu, ce jour-là sera un vrai carême. Ce n'est pas facile, il faudra qu'ils mordent sur leur chique...